Site archéologique d'OlbiaRéouvert au public en 1999, le site archéologique d Olbia, ancien comptoir de la cité de Marseille, juxtapose des éléments grecs, romains et médiévaux. Située au bord du golf de Giens, à Hyères, sur la route des comptoirs entre Nice et Marseille, Olbia (« la Bienheureuse », en grec) est évoquée par Strabon (Ier siècle avant J.C.) dans sa Géographie. Le site a été fouillé dès le XIXème siècle par divers archéologues, dont le prince Frédéric, futur roi du Danemark, Alphonse Denis, maire de Hyères, et le lieutenant-colonel Poitevin de Maureillan. Entre 1947 et 1971, Jacques Coupry travaille à mettre à jour divers vestiges et fait acheter le site en 1955 par l’État. Les fouilles se poursuivent dans la seconde moitié du XXème siècle. Plusieurs périodes ont marqué l histoire d Olbia. Fondée par les Phocéens aux alentours du IVème siècle avant J.C., le première colonie est une escale fortifiée, destinée à recevoir en toute sécurité les navires en provenance de Marseille, notamment vis-à-vis des pirates et des populations celto-ligures. La défaite de Pompée, soutenu par Marseille, provoque la romanisation des comptoirs méditerranéens. Olbia est rattaché à la colonie d Arles dans la seconde moitié du Ier siècle avant J.C. et demeure une cité commerciale florissante. La conquête et la prospérité d Olbia se manifestent par des thermes et une réhabilitation du port. Olbia ne survit pas à la chute de l’Empire romain d Occident et la ville est abandonnée jusqu au XIIIème siècle, marqué par l arrivée de moniales cisterciennes : l abbaye Saint-Pierre de l Almanarre est fondée en 1223. Mais les maux du XIVème siècle (épidémie, mauvaises récoltes, instabilité politique) ont raison de la persévérance des moniales, qui quittent définitivement le site.